Dresser un bilan exhaustif de la situation présente, en collectant des témoignages, des documents et des données administratives, financières et patrimoniales couvrant tous les niveaux de la congrégation.
La commission place l'écoute au cœur de sa démarche. Tous les acteurs impliqués, concernés ou simples spectateurs sont accueillis avec bienveillance et respect. L'objectif n'est pas de juger mais de comprendre les parcours individuels et les contextes.
Au-delà de la description des faits, la commission a cherché à comprendre ce qui a amené ces dysfonctionnements, en examinant l'histoire, les structures, les décisions, les failles et les opportunités qui ont permis l'émergence d'abus.
Les travaux de la commission ont abouti à un rapport complet reprenant tous les points de la lettre de mission, assorti de recommandations concrètes pour l'avenir de la congrégation. Ce rapport a été présenté aux parties prenantes puis rendu public.
La commission fonctionne en toute indépendance vis-à-vis de toute autorité politique, ecclésiale ou institutionnelle. Cette indépendance garantit la crédibilité et l'impartialité des conclusions.
Tous les entretiens menés par la commission sont strictement confidentiels. Aucun nom n'est révélé, aucune information n'est divulguée sans autorisation. Les verbatims sont systématiquement soumis à la validation de la personne interviewée avant d'être conservés.
Chaque personne rencontrée — sœurs actuelles, sœurs ayant quitté, responsables, autorités — est reçue avec respect et dignité, indépendamment de sa fonction ou de son rôle passé.
La commission ne travaille pas en « silos étanches ». Les différents thèmes d'investigation (canonique, médical, juridique, financier, etc.) sont constamment mis en interaction pour offrir une compréhension holistique des phénomènes d'abus et d'emprise.
Pour harmoniser son approche, la commission a établi des définitions communes de l'emprise, l'abus de pouvoir ou d'autorité, l'abus de conscience, l'abus spirituel et l'abus de faiblesse.